Depuis quand le Neurofeedback existe-t-il ?

Dans les années 80, deux chercheurs américains Eugène Péniston et Paul Kulkosky ont élaboré le premier protocole de Neurofeedback spécifique, qu’ils appliquèrent à des vétérans du Viet Nam pour traiter le syndrome de stress post-traumatique. Le résultat fut un succès.
Puis, de nombreuses méthodes sont apparues au fil du temps. 

Après avoir beaucoup travaillé sur les appareils de première génération, Val et Sue Brown, créent en 2001 le système le plus avancé : Neurofeedback / NeurOptimal®.

Dans cette méthode, le procédé est 100% naturel, et n’impose rien au cerveau, contrairement aux précédents appareils. Val et Sue Brown ont fondé l’Institut Zengar aux Etats Unis en 1997 puis au Canada.

En France, le Neurofeedback a été introduit en 2004, et a très vite été connu et utilisé par des parents d’enfants handicapés, grâce à la réputation de l’efficacité de cette technique.

D’OÙ VIENT LE NEUROFEEDBACK ?

Le Neurofeedback est issu des avancées spectaculaires dans le domaine des neurosciences, de l’Informatique, des mathématiques appliquées et de la neurophysiologie depuis le dernier siècle. Grâce aux neurosciences, notre compréhension du cerveau a été complètement rénovée.

Les neurosciences sont l’étude scientifique du système nerveux, tant du point de vue de sa structure que de son fonctionnement, depuis l’échelle moléculaire jusqu’au niveau des organes, comme le cerveau, voire de l’organisme tout entier. Apparues à l’origine comme une branche de la biologie, les neurosciences ont rapidement évolué vers un statut plus interdisciplinaire qui les situent aujourd’hui à la croisée des sciences biologiques, médicales, psychologiques chimiques, informatiques et mathématiques. Cet élargissement de l’arsenal conceptuel et méthodologique des neurosciences va de pair avec une diversité d’approches dans l’étude des aspects moléculaires, cellulaires, développementaux, neuroanatomiques, neurophysiologiques, cognitifs, génétiques, évolutionnaires, computationnels ou neurologiques du système nerveux. Les travaux utilisant l’imagerie cérébrale, ne sont qu’une sous-partie du champ scientifique que constituent les neurosciences.

L’informatique a connu des progrès spectaculaires en rapidité et en puissance qui lui permettent à présent de mieux suivre ce qui se passe dans le cerveau. C’est l’utilisation des puissants microprocesseurs multi-coeurs actuels qui permet au logiciel NeurOptimal de faire une sorte d’E.E.G. 256 fois par seconde.

Les mathématiques appliquées, l’étude des systèmes dynamiques non linéaires, les réseaux neuronaux (c.a.d. les calculateurs analogiques non linéaires) de Dennis Gabor, prix Nobel de Physique en 1971, ont permis la mise au point de ce Neurofeedback de seconde génération : NeurOptimal.

La neurophysiologie est l’étude des fonctions du système nerveux, reposant sur tous les niveaux de description, du niveau moléculaire jusqu’au niveau le plus intégré des réseaux neuronaux. C’est une science pluridisciplinaire, au carrefour d’autres sciences biologiques (neuroanatomie, neuroendocrinologie, neuropharmacologie, etc.) et comportementales (neuropsychologie, psychiatrie…), notamment.